20.06.2007

Ma rencontre avec le Père François Brune

5 novembre 2003

Je viens de terminer une conférence à l’U.S.F.I.P.E.S. (Union Scientifique Francophone pour l’Investigation Psychique et l’Etude de la Survivance), association située au 15 rue Jean-Jacques Rousseau, Paris 1er (téléphone : 01 42 33 37 44 - Site Internet : www.usfipes.org).

Cette association a été créée par Allan Kardec, alias Hippolyte Rivail, fondateur de la doctrine du spiritisme et auteur des célèbres « Livre des esprits » et « Livre des médiums ».

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Alan Kardec, de son vrai nom Hyppolyte Rivail, fondateur du spiritisme en France.

Au moment de quitter la salle, Jacques Mandorla, qui a animé avec moi la conférence, m’annonce qu’il a pris rendez-vous avec le père François Brune, l’expert français des contacts avec les morts.


La rencontre

Cela me fait un grand plaisir de m’entretenir avec lui. Nous allons chercher le Père Brune chez lui, puis nous nous rendons dans un café voisin où nous lui évoquons, Jacques et moi, l’idée de ce livre « Derrière le miroir… l’autre vie », en cours d’écriture.

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Ma rencontre avec le Père François Brune.


Le père Brune m’encourage à poursuivre l’écriture et me conseille de parler de mes perceptions personnelles en tant que médium, de l’existence éventuelle de mon « guide », de ce que je vois ou entends, des réactions de mon entourage…

Puis, le père Brune poursuit : « Les enfants médiums s’imaginent toujours que tout le monde voit des entités comme eux. Mais ils n’en parlent pas. Par pudeur. Quand ils prennent conscience de leur différence, commence une période de crise avec leur entourage. Crise pouvant aller parfois jusqu’à une extrême violence ».

On lui demande alors s’il a connaissance de l’existence de certains signes.
Le père Brune : « Les médiums que j’ai rencontrés m’ont souvent parlé des signes envoyés par l’au-delà. Il s’agit presque toujours des mêmes symboles : oiseaux, fleurs, papillons… Je pense qu’il est plus facile, pour les disparus, de manipuler le cerveau des oiseaux. Pour les fleurs et les papillons, je n’ai pas d’explication ».

Je lui évoque ensuite mon travail d’aide à ceux qui ont perdu un être cher et d’accompagnement à ceux qui vont mourir.

Le père Brune : « Je considère que la notion de faire son deuil est aujourd’hui très mal gérée par les psychologues : pour eux, faire son deuil, c’est tourner la page. Ce qui revient à dire aux patients : « Oubliez et passez à autre chose ! ». On en retrouve d’ailleurs la trace dans l’expression « En faire son deuil ».
En ce qui concerne l’accompagnement des mourants que vous pratiquez, je pense que certaines personnes sont élues pour supporter une importante souffrance. Ensuite, deux réactions sont possibles : soit il y a blocage dans la souffrance, soit il y a débordement d’amour qui permet d’en donner à d’autres.
Certaines personnes ne comprennent pas pourquoi elles doivent terminer leur vie dans d’atroces souffrances.
Il faut aller, à mon sens, au-delà de cette espèce de marchandage de l’Ancien Testament qui consiste à dire : « Je n’ai rien fait de mal ou de répréhensible dans ma vie : alors pourquoi tant de souffrances ?
».

Je me hasarde à demander au Père Brune s’il est lui-même médium.
« Personnellement, je ne suis pas médium. D’ailleurs, ce n’est pas mon rôle. Ce qui m’intéresse, c’est de faire le lien entre les différentes recherches et la théologie. Dans les expériences de contact avec les morts, je ne suis pas l’eau du réservoir : je ne suis que le tuyau ».


Apparition soudaine d’une image

Le temps imparti à notre rendez-vous est, hélas, terminé : nous devons quitter le père Brune. En effet, un autre rendez-vous l’attend déjà : une femme, qui s’est spécialement déplacée d’Espagne pour le rencontrer, vient d’entrer dans le café.

En la voyant, une image m’apparaît soudain : celle d’un beau jeune homme aux cheveux très bruns, avec un long visage pâle. Il joue de la guitare. J’ai le sentiment qu’il a mis fin à ses jours.

Je n’ai pas osé, sur l’instant, en parler au Père Brune.

Peut-être aurais-je dû.

Jacques Mandorla m’apprendra, le 21 février 2004, la vérité. Ce jour-là, il pose directement la question au père Brune qui lui répondra : « C’est exact : cette femme a perdu l’un de ses fils, joueur de guitare professionnel ayant accompagné le célèbre Alexandre Lagoya. Par contre, il ne sait pas de quelle manière il est décédé ».