18/06/2007

Ma rencontre avec Jacques Mandorla

 Jacques Mandorla , journaliste d'investigation, m'a rendu visite dans ma maison d’Orgeval (Yvelines), où j'exerce mon activité de médium spirite et de thérapeute du deuil.

J'ai répondu avec plaisir à ses questions.

Jacques Mandorla : " Comment avez-vous débuté ? "

Dominique Vallée : « Depuis l’enfance, je vis des expériences particulières, comme les rêves prémonitoires ou les messages posthumes, mais je n’ai jamais osé en parler à personne. Puis, un jour, alors que je discute à la terrasse d’un café avec une dame d’une cinquantaine d’années, je vois brusquement derrière son épaule l’image d’un homme moustachu, vêtu d’une chemise hawaïenne et portant au poignet une montre de luxe. Je décris à la dame ce que je vois. Elle pâlit soudain et m’avoue qu’il y a dix ans, elle a perdu son mari, originaire des DOM-TOM. Elle lui avait offert cette montre et son mari la porte sur lui dans la tombe ».

Jacques Mandorla : " Est-ce facile pour vous de contacter une personne décédée ? "

Dominique Vallée : « En réalité, tout dépend du disparu. À sa mort, chacun de nous « remonte » avec son petit panier, dans lequel il y a ce qu’on a été sur Terre. Dans le dialogue qui s’instaure avec le défunt, on retrouve toujours les traits de caractère qu’il avait de son vivant. Ainsi, une personne discrète et peu bavarde aura du mal à être contactée, car elle ne comprend pas le sens de cette démarche et reste alors sur sa réserve. Par contre, on arrive parfois à des communications extraordinaires, comme ce fut le cas pour Raspoutine, personnage haut en couleurs, avec lequel j’ai été en contact par l’intermédiaire d’une de ses descendantes. Je suis persuadée que l’évolution spirituelle du défunt compte beaucoup et que certaines âmes ne sont pas prêtes ou bien n’ont pas encore reçu l’autorisation divine de nous contacter ».

Jacques Mandorla : " De quel support vous servez-vous dans une séance de contact avec un disparu ? "

Dominique Vallée : « Je n’utilise ni écriture automatique, ni table tournante, ni pendule, ni magnétophone, ordinateur ou téléviseur servant à la transcommunication instrumentale. Personnellement je n’utilise qu’une simple photo, si possible prise de face afin de bien voir le regard du défunt. Mais j’ai remarqué que les morts se servent aisément des ondes électriques : pendant des séances, des lumières s’éteignent ou s’allument. Un jour, juste avant de couper mon poste de télévision, je suis persuadée d’avoir vu l’image de mon père, d’une grande netteté, dessinée en pointillés noirs et blancs ».

Jacques Mandorla : " Que recherchent les gens qui viennent vous voir ? "

Dominique Vallée : « Tous ont perdu un proche : père, mère, conjoint, enfant… Ils sont alors dans une très grande souffrance car ils ne ressentent que le vide et l’absence. Ils ne peuvent donc pas faire leur deuil. Lorsqu’on établit le contact avec le défunt, je suis frappée par les précisions que me donne ce dernier : la description des fleurs qu’il aimait, ce qui le faisait rire… La personne qui vient me consulter comprend alors très vite que ce n’est pas moi qui parle et que, même si elle ne reverra plus le défunt, elle peut, par mon intermédiaire, dialoguer avec lui et continuer le lien qui les unit. Dès la fin de la première séance, les plaies du deuil commencent déjà à cicatriser ».

Jacques Mandorla : " Que ressentez-vous pendant une séance ? "

Dominique Vallée : « J’ai le sentiment de partir dans une autre dimension. C’est un peu comme si j’entrais dans du coton : je n’entends plus avec mes oreilles mais avec mon cerveau. La voix du défunt n’a plus rien à voir avec la parole humaine : c’est plutôt la voix d’une âme. Mais les mots et les phrases qui me parviennent ne sont pas les miens : je ne suis qu’un canal. Pendant le contact, je ressens une grande sérénité et souvent beaucoup de bonheur. À la fin de la séance, je redescends doucement dans la réalité qui m’entoure ».

Jacques Mandorla : " Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux internautes qui consultent votre blog ? "

Dominique Vallée : « Les défunts nous sont proches et les liens d’affection qui nous unissent ne disparaissent pas. Ils se poursuivent dans leur nouvelle existence, comme en témoignent ceux qui sont encore sur Terre : « Je le vois. Il me parle. J’ai senti sa main sur mon épaule… ».

Ces réactions viennent souvent de gens qui me disent pourtant « ne croire en rien ». Cette expérience bouleverse souvent leur vie et leur ouvre des portes incroyables pour les faire sortir de leur triste quotidien. Ils comprennent aussi qu’en dehors de l’enveloppe terrestre du corps, il existe une âme qui est éternelle. Finalement, mon métier consiste à faire revenir les gens vers Dieu.

En conclusion, je leur dirai : « N’oubliez pas vos défunts, pensez à eux et priez pour eux, juste avec vos mots d’amour ».

Commentaires

merci pour ce message. Mon fils est mort à cette vie le 22/11/2002, la nuit de ses 40 ans.
Je ne partage pas vos mots "priez pour eux", car je ressens très fort que c'est eux qui nous aident.
Un "truc" qui m'a étonnée : quand mon fils vient, j'ai froid, dans le dos, comme maintenant, à cet instant (à Cannes, à 17h, il fait encore très chaud), quand c'est maman qui est décédée le 8 février, j'ai chaud. Ils ne doivent pas être dans le même circuit vibratoire, certainement. Mon fils m'a donné des messages et ait venu me voir, en se montrant, deux fois. Maman, elle, m'est apparue le soir de sa mise en bière.
Ce sont des cadeaux inestimables.
Par contre, pour moi, le mot deuil est synonyme de douleur. Je ne l'utilise pas. Je dis "Acceptation"
Merci encore.

Écrit par : Nicole Kretchmann | 20/06/2007

Nicole,

Il faut savoir que parfois, certaines âmes, parties dans des conditions difficiles, mal préparées, ont besoin que l'on prie pour elles. La prière, c'est celle de notre coeur et pas forcement celle que nous a apprise l'église et je vous le dis par expérience.
Quant au deuil, c'est une période plus ou moins longue, plus ou moins douloureus,
pour, et vous avez raison ...ACCEPTER
Cordialement Dominique

Écrit par : dominique vallée | 21/06/2007

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